Stratégie et philosophie

 

La stratégie est finalement de la philosophie appliquée dans l’action. Il convient donc d’explorer les sous-jacents philosophiques qui sous-tendent nos actions. Dans la question de l’utilité – lien de l’action avec la performance – que dans celle de la morale – lien de l’action avec le bien.

Le-temps-des-magiciensLa modernité kantienne permet de définir la stratégie comme une discipline où l’utilitariste rejoint la philosophe : ça marche ou ça ne marche pas.

Ce regard sur le monde est différent du regard moral : c’est bien ou ce n’est pas bien.

Le paradoxe de la stratégie

Le paradoxe de la stratégie selon Edward Luttwak : la meilleure solution peut être la plus mauvaise car elle est attendue et suscite la résistance, la moins bonne solution peut être la meilleure car elle n’est pas attendue.

La philosophie commence avec le paradoxe : para doxa, renversement de la doctrine.

Réconcilier la pensée et l’action

La philosophie peut se définir comme l’art de penser sa vie et de vivre sa pensée.

La stratégie  est un effort de pensée pour mettre de la pensée dans l’action. Elle apparaît donc comme une branche de la philosophie.

Réconcilier le passé et l’avenir

L’homme est le seul animal à savoir qu’il va mourir. D’où : la morale, la religion et la stratégie.

Les trois questions de Kant (« Que puis-je connaître ? », « Que dois-je faire ? », « Que m’est-il permis d’espérer ? ») renvoient à la réconciliation entre présent et avenir.

«  […] il est possible de parvenir à des connaissances qui soient fort utiles à la vie, et qu’au lieu de cette philosophie spéculative, qu’on enseigne dans les écoles, on peut en trouver une pratique, par laquelle connaissant la force et les actions du feu, de l’eau, de l’air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature. Ce qui n’est pas seulement à désirer pour l’invention d’une infinité d’artifices, qui feraient qu’on jouirait, sans aucune peine, des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s’y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie. »

Descartes, Discours de la méthode

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